Ma petite contribution au projet d’écriture 1000 jours en mars, quelque peu retouchée ici, c’est le problème de se relire, on modifie… Je mets la capture de l’original après le texte.


135 mars :

Il dérive tranquillement au dessus de la gare, bleu et alu, le soleil qui se réverbère sur sa peau te vrille les yeux si tu le regardes en face.
Gentil dauphin flic.
Au début je ne comprenais pas d’où sortaient ces ballons de fête foraine, elle était où la fête ? Un, puis deux… et après quelques jours leurs mouvements erratiques les ont trahis. Moi, j’ai percuté quand un ballon Mickey m’a raccompagné chez moi en remontant le vent. Je sortais des encombrants, un énième premier mercredi de mars ; il était flippant avec sa tronche de Disney et son regard de keuf, il ne m’avait pas lâché jusqu’à ce que je m’engouffre dans le métro.

Des drones. La surveillance silencieuse, ciblée, cheap et colorée sous forme de Bisounours, de Dora ou d’Astroboy. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils font ça. Est-ce qu’il y a une histoire de licence derrière ? Est-ce qu’un sbire du ministère de l’intérieur a des espoirs de dividendes ?

Autour de moi on se perd tous en conjectures et notre parano chronique devient parano constante. Hier j’ai croisé une amie totalement flippée, elle répétait en boucle qu’elle avait vu des mômes sortir du centre de loisirs, chacun avec un ballon au bout du bras, se disperser dans toutes les directions.
Elle en a suivit un au hasard, il a lâché son Donald près d’un local de la CNT avant de s’éloigner à cloche-pied.

 

135 mars, soit le 13 juillet 2016

135 mars, soit le 13 juillet 2016